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Politique fédérale

Votations fédérales du 28 novembre 2021

Les Suisses disent un grand oui à la loi Covid et reconnaissent le passe sanitaire comme instrument de lutte contre la pandémie. L’initiative sur les soins infirmiers est largement acceptée, alors que celle sur la justice est enterrée.

Ce contenu a été publié le 28 novembre 2021 - 16:35
Corinna Staffe (Illustration)

Le peuple suisse valide pour la deuxième fois en six mois la politique sanitaire du gouvernement. Après avoir accepté en juin une première mouture de la loi Covid-19, il a dit un grand oui aux modifications de cette base légale qui permettent l’utilisation du certificat sanitaire.

Malgré les manifestations dans la rue et les moyens engagés par le camp du non, les citoyennes et les citoyens n’ont pas désavoué le Conseil fédéral.

Pour le camp du oui, le certificat Covid-19 constitue un instrument indispensable pour lutter contre la pandémie. Pour le camp du non, il représente une entrave aux libertés individuelles. Jean-Luc Addor, député de l’Union démocratique du centre (UDC/ droite conservatrice), et la députée socialiste Brigitte Crottaz, en ont débattu dans notre émission SWI Arena, spécialement destinée aux Suisses de l’étranger.

L’initiative sur les soins infirmiers passe la rampe

La pandémie était également en arrière-plan de la votation sur l’initiative sur les soins infirmiers. Applaudies au balcon pendant le confinement, les soignantes et les soignants ont également été soutenus dans les urnes.

Une majorité des Suisses a plébiscité l’initiative populaire, déposée en 2017 par l'Association suisse des infirmières et des infirmiers (ASI). L’objectif du texte est de lutter contre la sévère pénurie de personnel soignant.

Avant la pandémie déjà, les conditions de travail des infirmières et infirmiers étaient difficiles, entre stress, manque de reconnaissance et bas salaires. Notre enquête réalisée dans les mois qui ont précédé la crise du coronavirus avait jeté une lumière crue sur leur réalité.

Le tirage au sort des juges fédéraux ne séduit pas

Les juges fédéraux ne seront pas désignés par tirage au sort. La Suisse a balayé l'initiative de l'industriel alémanique Adrian Gasser demandant une plus grande indépendance des magistrats. Le camp du oui a perdu de nombreuses voix par rapport aux premiers sondages, qui présageaient un résultat serré.

Actuellement, ces magistrats sont élus par le Parlement. Il attribue les postes de juges fédéraux en fonction de la force des partis. Les juges sans affiliation à un parti n'ont aucune chance d'être élus. Le système judiciaire suisse est ainsi étroitement lié à la politique.

L’initiative, lancée par un comité citoyen réuni autour du riche entrepreneur Adrian Gasser, n'avait presque aucune chance d'aboutir. Le gouvernement comme le Parlement ont rejeté le texte à la quasi-unanimité. 

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