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Culture

#LocarnoCloseup

Un paradis pour les cinéphiles. Qu'est-ce qui rend Locarno différent des autres festivals?

Ce contenu a été publié le 13 août 2021 - 13:51

2020 a été la seule année sabbatique dans la longue histoire du Festival international du film de Locarno, dont la 74e éditionLien externe bat son plein. De nombreux habitués ne viendront peut-être pas cette année en raison des restrictions de voyage. Les participants, eux, peuvent s'attendre à un joyeux marathon: environ 200 films proposés sur 10 jours, dans une ville complètement investie par les cinéphiles.

Locarno est présenté comme le festival international du film le plus prestigieux de Suisse, organisé depuis 1946, et considéré dans le monde du cinéma, comme le «plus petit parmi les plus grands», comme Cannes, Berlin et Venise.

Qu'est-ce qui distingue Locarno de ces grands festivals? Tout d'abord, Locarno n'est pas un événement de stars. La presse people y est peu ou presque pas présente. Bien sûr, il y a toujours quelques grands noms, mais ils ont généralement des points de vue inhabituels sur l'industrie cinématographique et la politique.

Cette année, c'est John Landis, un réalisateur qui a redynamisé la comédie américaine et lancé la carrière de nombreux acteurs, tels que John Belushi et Dan Aykroyd (The Blues Brothers, 1982) ou encore Eddie Murphy. Les invités de Locarno sont choisis en raison de leurs films et de leur talent, non pour la célébrité qu'ils apportent au festival.

La deuxième différence est que LocarnoLien externe, la ville, a exactement la taille d'un festival de cinéma. Cet ancien établissement (il y a des signes de présence humaine depuis le 14e siècle avant JC) ne compte qu'environ 15’000 habitants (55’000 si l'on inclut la périphérie) répartis sur moins de cinq kilomètres carrés d'espace urbain. C'est un environnement très cosy et totalement contaminé par la fièvre du cinéma, donnant l'impression que le festival est le seul spectacle de la ville. En revanche, la vie citadine se poursuit normalement à Cannes, Berlin et Venise pendant que leurs festivals se déroulent.

Enfin, Locarno s'est toujours positionnée comme une plateforme privilégiée pour les films d'art et d'essai. En tant que plus petit parmi les plus grands, il serait suicidaire de concourir pour les premières les plus médiatisées de l'industrie (la plupart des réalisateurs ou des producteurs préfèrent lancer leur film à Cannes). Au lieu de cela, Locarno est toujours à la recherche du cinéma le plus insolite. Ce sont des films que vous ne verrez presque nulle part ailleurs, qui seront probablement projetés pendant quelques semaines dans une salle d'art et d'essai, même s'ils peuvent plaire au grand public.

swissinfo.ch est sur place pour vous apporter une couverture des plus diversifiées du festival. Le journaliste et critique suisso-brésilien Eduardo Simantob et le vidéojournaliste italien né au Mozambique Carlo Pisani ont fait équipe avec l'Académie de la critiqueLien externe du Festival: chaque année, le Festival sélectionne 10 jeunes critiques de cinéma du monde entier pour une immersion intense dans le monde du film. Cette année, ils viennent du Vietnam, de Roumanie, de Hongrie, du Brésil, du Chili, de République dominicaine, du Royaume-Uni et de Suisse.

Sur cette page (ainsi que sur nos comptes Instagram et Facebook), vous pouvez profiter des articles rédigés par la Critics Academy les années précédentes (en anglais) et suivre #LocarnoCloseup pour leurs contributions fraîches et pleines d'esprit sur le festival de cette année.

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