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Il est devenu plus difficile de traverser la frontière entre l’Italie et la Suisse en raison des mesures prises pour freiner la propagation du nouveau coronavirus. Au Tessin, de nombreuses personnes ont mis gratuitement un logement à disposition des frontaliers actifs dans les soins.

Ce contenu a été publié le 13 mars 2020 - 12:36
Ce genre d'annonces se multiplient ces derniers jours sur Facebook. Facebook

Samedi 7 mars en soirée. «La Lombardie est une ‘zone rouge’. On n’y entre pas et on n’en sort pas», martelaient certains médias avant même que la nouvelle fût officielle.

L’inquiétude, en cette période d’incertitude épidémique, s’est propagée en quelques minutes dans le canton du Tessin également. L’une des premières questions posées a été: «Comment allons-nous faire fonctionner nos hôpitaux maintenant?».

En effet, sur les presque 70'000 frontaliers qui se rendent chaque jour au Tessin pour y travailler, plus de 4000 sont actifs dans le secteur des soins.

Le but des mesures imposées par les autorités pour endiguer la propagation du nouveau coronavirus est de réduire la pression sur les établissements de soins et de protéger les plus vulnérables, les personnes âgées et les malades. Il aurait été amèrement ironique que, précisément à cause de ces mesures, de nombreux membres du personnel soignant ne puissent plus se rendre au travail.

Au-delà des polémiques

Très vite sont alors apparus sur Facebook des messages de solidarité. «Je mets gratuitement à disposition un logement pour le personnel médical/infirmier qui doit séjourner dans notre canton»: c’est un exemple des nombreux messages que les habitants du Tessin ont publiés sur le réseau social depuis le week-end dernier.

Parmi ces habitants solidaires, il y a Nevia Elezovic, qui a créé le groupe Facebook «C’è posto per teLien externe» (il y a de la place pour toi), une page qui rassemble différentes offres de logement.

Des groupes Facebook se sont également formés dans les villes de ZurichLien externe et de BâleLien externe

Leur objectif est de faire en sorte que les citoyens en bonne santé fassent les courses pour les groupes à risque. 

Les règles sont simples: «Il n’est pas question de payement ou de contrepartie. Celui le peut apporte son aide. Celui qui en dépend l’accepte l’aide.»

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«Quelle que soit l’évolution de la situation, j’ai senti que je voulais faire partie de la solution et non du problème, a-t-elle déclaré à tvsvizzera.it. Et si je ressentais ce besoin, peut-être d’autres personnes éprouvaient-elles la même chose. J’en ai parlé à un ami et surtout à ma mère, qui est infirmière dans une maison de retraite, et la solution a coulé de source: offrons ce que nous avons. Et ce que nous avons, c’est une maison.»

La création d'un groupe sur Facebook permet de résoudre partiellement le problème de la dispersion. «Désormais, nous devons seulement faire en sorte que le message arrive là où il doit», ajoute Nevia Elezovic.

La Suisse doit faire vite

L’initiative semble être efficace. Le groupe a été créé le mercredi et en moins de 24 heures, une cinquantaine d'offres de logement ont été publiées.

Ces offres gratuites émanent aussi de personnes qui, en temps normal, tirent un bénéfice financier de l’hébergement. «Je suis vénitienne et je me suis demandé si ce n’était pas l’occasion de donner un petit coup de main dans ma patrie d’adoption, la Suisse», déclare Carla Giusto, propriétaire d’un B&B à Locarno, où elle a mis trois chambres à disposition. 

«En voyant ce qui se passe en Vénétie, j'ai l'impression qu'en Suisse, nous sommes un peu en retard. J'espère qu'ils se dépêcheront, car cette histoire n'est pas une promenade de santé. Mais je crois que si chacun fait sa part, en se comportant avec soin et correctement, nous y arriverons», déclare-t-elle.


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